Vendredi 1 octobre 2010 5 01 /10 /Oct /2010 18:53

 

Bonjour à toutes et tous !

 

En naviguant à droite et à gauche, j'ai trouvé ce texte parmi tant d'autres et je m'y suis arrêtée. Pour accompagner des personnes dans leur cheminement de vie et pour côtoyer des gens qui me sont très proches, j'ai envie de vous le faire partager.

 

Prendre la voie du respect et de l'estime de soi, c'est dire OUI pour soi et ne plus fonctionner par rapport à l'autre. C'est se tourner vers soi au lieu d'être obnubilé par l'autre. C'est prendre la responsabilité de sa vie et cesser de la faire porter à l'autre. C'est ne plus être habité par le vide et par le manque au point que seul l'autre peut tout combler.Je vous souhaite de vous nourrir du meilleur de vous-même et du bon de la vie.

 

Bon cheminement vers vous !

 

 

 

 

 

Ce n'est pas le fait d'être dépendantes qui maintient les personnes dites "dépendantes affectives" dans des relations peu nourrissantes et débouchant sur des impasses. C'est le fait de "faire porter la responsabilité" de leur satisfaction et de leur évolution psychique aux autres. En d'autres mots, elles désirent être aimées, acquérir une valeur, avoir le droit d'être elles-mêmes, mais sans assumer l'existence de ces besoins. Au contraire, elles les dissimulent en espérant que l'autre leur procure ce qu'elles recherchent.

 

Cet évitement fondamental les amène à toutes sortes de comportements dysfonctionnels et parfois même aberrants. C'est cet évitement qui, à la longue, peut devenir pathologique parce qu'il les empêche de se nourrir réellement dans leurs relations et rend même impossible d'y évoluer. C'est cet ensemble de comportements dysfonctionnels que j'appelle "la dépendance affective".

 

Je tenterai dans ce texte de faire comprendre comment les personnes dites "dépendantes affectives" arrivent à se dissimuler aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. J'essaierai de faire comprendre comment le fait de se renier ainsi est aliénant, comment ces personnes sont de moins en moins "quelqu'un" et se fient de plus en plus à l'autre pour le devenir. Car c'est là une impasse majeure de la "dépendance affective."

 

B. L'aliénation à force de se renier 

 

La personne "dépendante affective" est à la recherche de son droit à l'existence. Mais elle effectue cette recherche d'une manière déficiente. Comme toute personne à la conquête de son droit d'être, elle souhaite être aimée, acceptée telle qu'elle est. Elle désire qu'on prenne soin d'elle et même parfois qu'on la prenne en charge, preuve ultime de son importance. (Si elle cherche aussi à être désirée, ce n'est pas par besoin d'être confirmée comme être sexué, mais encore comme preuve qu'elle est aimable et valable.)

 

Encore une fois, ce ne sont pas ses besoins qui constituent un problème mais bien le fait de dissimuler les enjeux fondamentaux de la relation. Son droit d'exister étant précaire, elle se retrouve souvent et facilement dans une relation transférentielle, occupée essentiellement à cette recherche. Comment nourrir ce besoin impérieux d'être aimée et confirmée tout en le cachant à son interlocuteur? C'est le drame vécu par la personne dite "dépendante affective". Elle choisit malheureusement une solution qui devient vite un mode de vie: l'aliénation de soi.

 

Être aliéné c'est n'être plus tout-à-fait soi-même. On devient graduellement aliéné à force de s'abstenir d'être soi, à force de renier sa réalité vécue. On peut en venir à avoir l'impression que le "vrai soi" n'est pas présent dans sa relation avec les autres.

 

Il y a différentes manières de se renier. Ignorer ce que je vis (ma colère, par exemple) en est une. Agir à l'inverse de ce que je ressens en est une autre (je suis triste mais je souris). Banaliser ce que je ressens ou perçois en est une autre ("ce n'est pas grave, d'autres vivent des choses pires que ça"). Renoncer à mon propre jugement, faire davantage confiance au jugement de l'autre qu'au mien, refuser de regarder ma réalité en face... 

 

Il peut paraître étrange de parler d'aliénation de soi chez une personne qui recherche avidement l'amour, comme c'est le cas du "dépendant affectif". N'est-il pas paradoxal de dire que cette personne se renie?

 

L'affirmation prend, au contraire, beaucoup de sens si on considère que cet individu, dans ses tentatives d'obtenir l'amour, tient très peu compte de ce qu'il vit, ignore une partie de ce qu'il perçoit, agit à l'encontre de ce qu'il ressent, sacrifie des choses qui sont importantes pour lui,. On peut dire que le "dépendant affectif" s'efforce de "ne pas exister" pour donner la place à ceux dont il veut être aimé. L'aliénation peut même devenir une caractéristique de son mode de vie.

 

Voyons à travers deux exemples, comment se manifeste cette aliénation de soi.

 

1. Les malheurs de Julie

 

Julie ne comprend pas pourquoi elle se lie régulièrement à des hommes qui ne l'aiment pas vraiment, qui ne sont là que pour le sexe et que pour l'exploiter. La relation commence toujours de la même façon: l'homme est fou d'elle et impressionné par elle. Elle est alors transportée de joie et pense qu'elle a enfin trouvé "l'homme de sa vie".

 

Julie occupe un poste en vue. Elle est très à l'aise financièrement et possède ses entrées dans les groupes à la mode. Malgré sa popularité et son succès professionnel, elle n'est pas très sûre d'elle. Intellectuellement elle se sait intéressante, mais elle n'a pas cette conviction "dans ses tripes". Elle est très sensible au rejet et chaque rupture (elles sont nombreuses) l'atteint au plus profond d'elle-même: "il n'y a rien à faire, je ne suis pas aimable, personne ne voudra jamais de moi."

 

Avec ses amants elle est généreuse; elle leur ouvre les portes dans la société et les comble de cadeaux. Elle demande peu pour elle, sinon qu'ils l'aiment. De ses attentes, elle ne parle jamais car elle considère que "faire voir son besoin d'amour, c'est quêter". Alors, elle profite des relations sexuelles pour puiser des miettes de tendresse, obtenir des caresses qu'elle s'efforce de décoder comme affectueuses. Elle rêve d'être parfois bercée par ses amants, se sent, au fond comme une enfant (l'image tranche tellement à ses yeux avec celle de la femme qui réussit professionnellement!). Elle est convaincue que les hommes qui auront accès à ses fantaisies et démasqueront "ce besoin d'enfant" la quitteront sur le champ.

 

Elle oublie qu'ils la quittent de toutes façons! Un jour, quand elle se décide à devenir un peu plus exigeante quant à la place qu'elle prend dans la relation, quand elle ose être davantage elle-même, ils la quittent. Sans tambour, ni trompette, ils s'effacent doucement... elle n'a jamais d'explication et ne comprend pas bien pourquoi tout est soudain fini.

 

 

2. La prison de Bruno

 

Bruno a choisi il y a longtemps d'être un "gentil garçon". Adulte, il perpétue cette stratégie pour atteindre le même objectif: être aimé. Docile et accommodant il ne se fâche jamais. Tout semble aller bien dans sa vie: en famille comme au travail. En apparence, une seule chose fait défaut: il est aux prises avec une phobie envahissante qui prend de plus en plus de place avec les années. Tout endroit le moindrement fermé déclenche chez lui une grande angoisse. Il se sent "enfermé", "prisonnier". Il craint d'être en proie à la panique et de tout casser pour se sauver.

 

Bruno est sensible. Il montre peu cet aspect de lui, sauf à travers les services qu'il est toujours prêt à rendre et dans sa relation avec Rembrandt, son vieux Berger allemand. Les remarques de son père, durant sa jeunesse, lui ont fait croire que seuls les faibles montrent leurs sentiments. Aujourd'hui il se conduit en "homme affectivement indépendant". Seulement il n'arrive pas à être tout à fait indépendant: en tant que "phobique", il doit compter sur ses proches pour lui éviter les situations susceptibles de déclencher une crise de panique. Affectivement il se présente comme un homme "au-dessus de ses affaires" mais dans les faits, il vit comme un handicapé.

 

D. L'aliénation au quotidien 

 

Julie et Bruno ont toute l'information nécessaire pour comprendre leur malheur et pour en sortir. Seulement, ils ne font pas suffisamment confiance à leur expérience pour s'y arrêter et en tenir compte. Chaque jour, ils ont des sentiments, des perceptions, des impulsions, des réactions. Ils font même, la nuit, des rêves qui pourraient les éclairer sur ce qu'ils vivent (s'ils voulaient prendre la peine de les considérer).

 

 

Les constats que Julie ignore systématiquement .

  1. Son amant (comme les précédents) est avare d'affection et de gestes de tendresse.

     

    (Julie considère cette information comme secondaire puisqu'il se montre passionné.)

     

  2. Il a parfois des réactions qui la mettent mal à l'aise et la laisse perplexe. Malgré qu'il se dise admiratif, elle perçoit parfois des réactions méprisantes. Des remarques, sur ses seins, par exemple, inutiles et dégradantes. L'impression, à certains moments, d'être exploitée ou qu'il profite de sa situation.

     

    (Julie ne veut pas s'arrêter à cette information. Elle craint de lui en vouloir et de s'éloigner de lui.)

     

  3. Elle est convaincue de ne pas recevoir autant qu'elle donne.

     

    (Quand elle pense à cela, Julie repousse un sentiment rageur. Mais elle se console en se disant que lorsqu'il l'aimera davantage, il changera. Elle trouve toutes sortes de raisons pour justifier l'égocentrisme de son amant: il passe un moment difficile, il n'a pas été gâté dans la vie, il a eu une enfance malheureuse...

     

    Julie a une autre série d'explications pour justifier le déséquilibre dans la relation: elle se considère comme trop exigeante. Elle a trop besoin d'amour, personne ne peut lui donner ce qu'elle souhaite, c'est à elle de changer ses attentes.)

     

  4. Ses rapprochements sont souvent refusés sous prétexte qu'ils sont désagréables. Il la dit "collante", lui reproche de s'agripper...

     

    (Elle n'accorde pas d'importance à cette information, même si elle est bouleversée de l'entendre. Elle retrouve alors un certain calme en se répétant qu'il est normal que son amant n'apprécie pas ses gestes d'affection, car il n'est pas affectueux de nature.

     

  5. Elle sait qu'elle lui "arrache" des faux "je t'aime".

     

    (Elle ne tient pas compte de cette information, ni de celle que pourrait lui donner le sentiment amer qu'elle éprouve à ces moments-là. Elle se dit qu'un faux vaut mieux que rien du tout.)

     

  6. Concernant sa propre personne, elle n'est pas non plus tout à fait inconsciente. Elle sait qu'elle emploie toujours la même tactique de séduction parce que c'est dans les rapports sexuels qu'elle a le plus confiance en elle. Sur ce terrain, elle se sait capable d'être satisfaisante. Lorsqu'elle séduit un homme, elle s'affiche comme une femme "au-dessus de ses affaires" ou même comme une "vamp". Elle camoufle complètement son besoin d'affection; ce n'est que lorsque la relation est un peu mieux établie qu'elle ose montrer cet aspect d'elle.

 

Les dénis de Bruno

 

  1. Son épouse est froide et souvent dure avec lui, à peu près de la même façon que son père l'a été et l'est encore.

     

    (Il ne veut pas s'arrêter à ce fait, ni à la peine et la déception qu'il déclenche. De plus, il déteste le sentiment d'échec qui émerge à ces moments-là.)

     

  2. Son épouse est capricieuse et égocentrique. Les choses doivent se passer à sa façon et elle a l'habitude d'ignorer les préférences de Bruno.

     

    (Il ferme toujours les yeux sur son irritation à ce sujet. Il considère que s'il réagit, la discussion n'aura pas de fin et il sortira sûrement perdant.)

     

  3. Il a souvent l'impression de ne pas compter, sinon pour payer les factures.

     

    (Il repousse systématiquement cette impression qui, chaque fois, le met en rage. Il ne peut s'empêcher de penser que sa femme ne l'aime pas. Chaque fois, il repousse cette idée en se disant qu'il se trompe sûrement. Alors, il pense aux premiers temps de leur relation et se dit que cela reviendra dès qu'elle vivra moins de stress.

     

    De toutes façons, il ne peut pas envisager de vivre sans elle car il se trouve trop handicapé avec sa phobie. En fin de compte, il se dit qu'il est peut-être lourd pour elle. Ce n'est pas facile d'aimer un homme dont les activités doivent être aussi restreintes.

     

    Ce que Bruno oublie, c'est que sa phobie est justement le symptôme qui découle du fait qu'il se renie systématiquement. C'est après des moments où il s'est renié que le symptôme est le plus vif. Typiquement, après une altercation où il a baissé la tête, il est incapable d'aller dans un lieu public.)

     

  4. À chaque concession pour éviter de "faire des vagues", il éprouve d'abord de la colère qu'il tente de masque dans l'impassibilité. Peu de temps après, il se sent déprimé.

     

    (Le médecin lui a donné des cachets contre cela. C'est la solution dont il se sert pour se neutraliser dans ces moments-là..)

     

  5. Chaque fois qu'il s'abstient de se respecter, il n'est pas fier de lui.

     

    (Lorsque cela se produit il s'efforce de penser à autre chose, ce sentiment est vraiment trop pénible.)

     

  6. Il se rend compte que le fait d'être toujours très gentil ne lui gagne pas l'estime tant souhaitée de son père.

     

    (Il essaie donc de renoncer à l'obtenir de son père, mais constate qu'il n'y arrive pas.)

Julie et Bruno n'ont pas besoin de fouiller profondément leur expérience pour faire les constats rapportés plus haut. Ils ont continuellement accès à ce vécu qui n'est aucunement "inconscient".

 

Ils se comportent toutefois comme s'ils voulaient nier la réalité qu'ils vivent. Ils attendent qu'une autre réalité s'y substitue à force d'efforts et de don de soi. Ils espèrent une réalité qui leur épargnerait la nécessité d'être complètement eux-mêmes, c'est-à-dire d'avoir à se respecter. ("Si l'autre devinait, si l'autre me donnait ce dont j'ai tant besoin! Si l'autre était différent, si l'autre pouvait changer!")

 

Ayant toutes les informations à leur disposition pour expliquer à la fois leur insatisfaction chronique et leurs impasses, on peut se demander pourquoi Bruno et Julie ne sortent pas de cette dépendance affective qui les annihile. On peut se demander pourquoi ils attendront d'être "au bout de leur corde" pour se séparer et recommencer un scénario semblable avec un autre partenaire.

 

E. Ignorance, transfert et résistance 

 

La solution qui permet de sortir de ce scénario absurde est difficile à adopter car le "dépendant affectif" doit faire exactement l'inverse de ce dont il a l'habitude. Il lui faut faire de la place à son expérience et la respecter. Ce n'est évidemment pas sa façon "normale" d'agir et il ignore que c'est par ce chemin qu'il construira sa solidité.

 

Mais même s'il sait que c'est de cette manière qu'il s'en sortira, il a tendance à y résister car c'est pour lui un chemin très difficile. Amorcer un virage dans cette direction lui demande donc un grand courage et un encadrement thérapeutique est loin d'être un luxe pour lui. C'est souvent la conviction du thérapeute quant au chemin à prendre qui lui permettra de trouver le courage de s'engager dans la nouvelle voie. La psychothérapie est d'autant utile que le "dépendant affectif" tentera de reproduire un scénario semblable avec le psychothérapeute.

 

On pourrait chercher à expliquer les impasses des "dépendants affectifs" par le fait qu'ils choisissent des partenaires incapables de répondre à leurs besoins. Pourquoi Julie choisit-elle toujours des hommes qui sont si peu affectueux ou qui ne s'engagent pas ? Pourquoi Bruno a-t-il épousée une femme froide qui se montre dure avec lui?

 

Si on comprend la logique du phénomène du transfert, on comprend que chaque personne choisit le partenaire qui lui permet de travailler sur les cibles les plus importantes pour sa croissance psychique. Julie choisit des hommes avec lesquels il est difficile de faire place à ses besoins d'affection. Elle les choisit justement pour cela (sans le savoir clairement). Aussi, son travail consiste-t-il à oser assumer devant eux cet aspect d'elle- même. Elle n'est d'ailleurs pas attirée par les hommes doux et aimants. Elle les trouve ennuyeux et insipides.

 

Il en est de même pour Bruno qui n'ose pas s'abandonner à son besoin de tendresse. Il choisit une épouse avec laquelle le défi d'assumer cet aspect est aussi difficile qu'il l'est avec son père. Ce dernier et son épouse sont donc deux personnes fort appropriées avec lesquelles conquérir son droit à l'existence.

 

F. La solution: renverser le processus d'aliénation 

 

On peut donc imaginer que pour sortir de la "dépendance affective" Julie et Bruno devront renverser le processus d'aliénation. Voici un aperçu du cheminement qui permet de le faire. Je commence par Bruno parce que son symptôme plus précis rend les explications plus simples.

 

Dès qu'il choisira de s'arrêter sur sa phobie plutôt que de la combattre, Bruno aura accès à plusieurs indices de son insatisfaction. Rapidement il deviendra convaincu que ses phobies sont un symptôme. Il verra comment ce dernier tente de l'informer qu'une dimension importante de sa vie ne lui convient pas. (Voir: "La phobie démystifiée" ). La recrudescence de sa phobie, à certains moments, sera pour lui le signe qu'il suffoque dans cette vie de gentil-jeune-homme-prêt-à-tout-endurer-pour-être-aimé.)

 

Dès qu'il accueille son angoisse plutôt que de la chasser, Bruno a accès à un sentiment qui traduit toujours la même impression: "il n'y a pas de place pour moi dans ma vie!" Il est clair aussi pour lui qu'il doit se nier pour être constamment gentil. Il ne compte plus les fois où il aurait pu sortir de sa gentillesse pour se manifester clairement. Combien de fois il aurait dit à sa femme qu'elle le blesse en le dévalorisant. Combien de fois il aurait refusé de lui faire plaisir juste après qu'elle l'ait attaqué? Combien de fois a-t-il eu l'impulsion de révéler à son père sa peine immense devant son indifférence?

 

Il se rend compte aussi que tout ce renoncement à être lui-même ne lui procure pas l'estime qu'il cherche à obtenir de son père. Il s'aperçoit que ses tactiques pour être aimé ne lui procurent pas l'amour recherché. Comble d'absurdité, il voit bien qu'il se traite lui-même comme indigne d'estime en se comportant ainsi.

 

Julie devra faire un travail semblable. Elle devra s'arrêter à son expérience pour s'informer correctement de ce qu'elle vit. Elle et Bruno devront traiter leur expérience autrement qu'il ne le font jusqu'à maintenant s'ils veulent sortir de la "dépendance affective".

 

C'est dans un autre texte que nous verrons d'une manière concrète comment se déroule cette démarche, celle qui fera de nos deux protagonistes, des êtres plus solides, qui se portent davantage et gagnent graduellement l'estime d'eux-mêmes.

 

En attendant, je vous propose une réflexion qui vous permettra de continuer de cheminer sur cette question.

 

G. Comment vous servir de ce texte

 

Les changements que je propose pour sortir de l'aliénation propre à la "dépendance affective" ne sont pas faciles à réaliser. D'ailleurs, il n'y a pas que ceux qui se considèrent "dépendants affectifs" qui ont des difficultés sur ces points. C'est difficile et exigeant pour chacun d'entre nous.

 

Que vous pensiez être "dépendant affectif" ou non, vous pourrez voir plus clair sur la qualité de vos relations en pratiquant ce que je propose ci-dessous. Il suffit de vous questionner sur les aspects de votre expérience que vous repoussez.

 

Qu'est-ce que j'ignore, repousse, neutralise, banalise avec les personnes à qui j'accorde le plus d'importance (mon conjoint, mon patron, mon enfant, mon meilleur ami, mes parents).

 

Il y a matière à discussion!

 

 

 

Par Patricia - Publié dans : DEVELOPPEMENT PERSONNEL
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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 11:19

Ça m’arrangerait que tu viennes cette semaine….

 

Vous n’auriez pas déjà entendu ce genre de petites phrases ?

 

« Finalement Mr ….., Mme….., ça m’arrangerait que vous preniez tel jour pour faire ci. »

« ça tombe bien ! ça m’arrange que vous restiez ce soir pour finir ce dossier. »

 

« Bon, je vais m’arranger pour venir te voir aujourd’hui. Tu pourras me dire ce qui ne va pas. »

 

Alors ? Oui ? Non ?

 

Je pense qu’il y a plus de oui que de non, n’est-ce pas ? Jusqu’où arrangeons-nous les uns et les autres au détriment de notre vie et/ou de ce que nous sommes ?

Quand nous « arrangeons » que dérangeons-nous chez nous ?

 

Je fais bien sûr partie de celles qui ont arrangé et arrangent encore. Seulement, je suis en train de faire un travail sur ce comportement qui, finalement, ne m’arrange pas moi !

 

En arrangeant le directeur de la structure dans laquelle je bossais, j’ai réussi à me détraquer l’organisme parce qu’il était hors de question (pour lui bien sûr) de ne pas assurer. Conséquences : arrêt de travail et repos et qu’importe si ça dérange.

 

Lundi, je vais à un entretien d’embaûche pour un poste de formatrice en accompagnement professionnel. J’ai entendu qu’il « fallait » aller sur trois endroits différents. En regardant sur la carte Via Michelin, je vois qu’il faut au moins une heure pour l’un de ces endroits. Je suis en train de me dire qu’il peut recruter une personne plus près pour assurer cette prestation là. Je n’ai pas envie de les arranger et de cumuler du déplacement au détriment de ma santé. D’autant plus que l’accompagnement à la personne nécessite une certaine hygiène de vie notamment sur le plan de la disponibilité pour un entretien de qualité.

Et je n’ai plus envie de me multiplier par trois pour répondre à une demande de rentabilité.

 

Je vais donc être beaucoup plus attentive lorsque je vais avoir à prendre une décision.

 

Dans ce qui arrange l’autre, est-ce que ça m’arrange moi ?

Ai-je envie de me laisser grignoter lentement par les autres ?

Ai-je envie de plus de qualité de vie pour moi afin d’offrir aux autres ?

 

Alors voilà, si ça ne « m’arrange » pas, je dis non. Et oui, je risque de déplaire, de ne pas satisfaire, d’être rejetée, d’être jugée négativement.

Et oui, je prends le risque de me reconnaître dans ce non, de m’écouter, de me respecter et de me donner ce que je souhaite de bon pour moi.

Et oui, je prends le même risque de me couper de certaines relations et de situations sauf si ces mêmes relations sont suffisamment intelligentes pour entendre que ce n’est pas dirigé contre elles.

 

Ce n’est qu’une question d’hygiène de vie car nous avons bien la vie que nous nous donnons. Et lorsqu’elle ne nous satisfait pas à plusieurs titres, nous seuls avons le pouvoir d’intervenir et de changer cela.

 

Dès maintenant, je vais regarder ce qui m’arrange avant d’arranger les autres et de voir comment nous pouvons combiner nos arrangements ou pas.

 

Bonne journée à vous !eeyogfvr.jpg

Par Patricia - Publié dans : DEVELOPPEMENT PERSONNEL
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 16:18

Bonjour !

 

Voici la carte du jour. Elle porte bien son nom et résume assez bien ce qui se passe chez moi en ce moment .

 

Puisse-t-elle embellir votre journée !

 

Zen Tarot Card
Partage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE PARTAGE

 

     Lorsque vous atteignez le quatrième centre énergétique - celui du cœur – votre vie entière devient un partage d’amour. Le troisième centre énergétique a créé l’abondance de l’amour. En atteignant le troisième centre énergétique par la méditation, vous êtes devenu si débordant d’amour, de compassion que vous voulez partager. Cela se produit dans le quatrième centre énergétique – le cœur. C’est pour cela que même dans le monde ordinaire les gens pensent que l’amour vient du cœur. Pour eux c’est simplement un "ouï-dire", ils ont entendu dire cela ; ils n’en ont pas conscience car ils n’ont jamais atteint leur cœur.
     Mais celui qui médite atteint finalement le cœur. Lorsqu’il atteint le centre de son être – le troisième centre énergétique – soudain une explosion d’amour, de compassion, de joie, de béatitude et de bénédiction est montée en lui avec une telle puissance qu’elle frappe son cœur et ouvre le cœur. Le cœur se trouve juste au milieu des sept centres énergétiques, trois centres sont en dessous, trois centres sont au-dessus. Vous êtes arrivé exactement au milieu.

 

Osho The Search: Talks on the Ten Bulls of Zen Chapter2

 

Commentaire :

     La Reine de Feu est si riche, si pleine d’elle-même qu’elle peut se permettre de donner. Il ne lui vient même pas à l’esprit de faire un inventaire ou de mettre une chose de côté pour plus tard. Elle dispense ses trésors sans compter, invitant tout le monde à partager sans exception l’abondance, la fertilité et la lumière qui l’entoure.
    Cette carte suggère, lorsque vous la tirez que vous aussi êtes dans une position où vous avez l’opportunité de partager votre amour, votre joie et votre rire. Et en partageant, vous sentirez que votre plénitude s’accroît.
Il n’y a aucun besoin d’aller où que ce soit ou de faire de quelconques efforts. Vous découvrez que vous pouvez jouir de la sensualité sans possessivité ni attachement, que vous pouvez donner naissance à un enfant ou à un nouveau projet avec un sens égal de créativité comblée.
     Tout autour de vous semble s’harmoniser à présent. Réjouissez-vous, ancrez-vous en cela et laissez déborder l’abondance en vous et autour de vous.

Par Patricia - Publié dans : DEVELOPPEMENT PERSONNEL
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Mercredi 15 septembre 2010 3 15 /09 /Sep /2010 10:15

 

Il ne faut pas croire quelque chose parce qu'un Sage le dit

 

Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est d'usage

 

Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est écrit

 

Il ne faut pas croire quelque chose parce que c'est réputé être divin

 

Il ne faut pas croire quelque chose parce qu'autrui y croit

 

Croyez seulement ce que vous jugez être vrai pour vous

 

Bouddha

 

2004-07-09-lotus32.jpg

Par Patricia - Publié dans : BOUDDHISME
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 14:25
Nous sommes tous pris par des peurs, des doutes, des angoisses. Vais-je y arriver ? Dois-je le faire ? Est-ce que je me trompe ?

Je devrais...., il faudrait que....., peut-être que ci ou çà.....

Pour  faire aussi comme tout le monde l'expérience de la peur, je regarde comment elle se profile et comment je la recycle.

Lorsqu'elle arrive, je me dis qu'elle est là pour me dire quelque chose. Plutôt que de la fuir, je lui fais face et je l'accueille. Je sais que si je lui tourne le dos, elle va revenir au galop et même plus forte. Je fais donc comme si c'était une amie de longue date que je n'ai pas vue depuis quelque temps et je l'invite à entrer dans ma maison.

Alors m'dame ? Quoi de neuf ? Quelles sont les nouvelles et que me vaut votre venue ?

Si je prends le temps de l'entendre, elle me dit ce qu'il en est. Souvent je traine un peu trop longtemps dans une situation et je résiste au changement. Alors je me décide à faire le pas et je la rencontre. Parce que Madame la peur se manifeste souvent au moment où nous voulons produire un changement dans notre vie et elle fait tout pour nous en empêcher.

Je peux être bloquée par la peur ou je peux l'utiliser comme un moteur pour avancer. J'ai choisi la seconde option. Lorsqu'elle pointe le bout de son nez, je lui dis que je vais continuer quand même. Le ventre se noue, la gorge se serre, les guiboles tremblent un peu mais j'y vais quand même surtout lorsqu'il n'y a aucun danger et que j'ai pris largement le temps de l'évaluer.

Tout changement entraine une peur de sortir de sa petite tranquillité. Aller vers une nouvelle activité professionnelle bouscule le cocon bien douillet. Quitter une relation sentimentale où nous savons qu'elle n'est pas épanouissante et qui génère des émotions négatives et du stress permanent, c'est se respecter. Il n'y a pas à avoir peur en croyant que derrière il n'y a rien d'autre. Car nous nous trompons en voulant croire que nous n'allons pas retrouver quelque chose de meilleur.

C'est nous qui batissons notre vie et qui donnons une direction à celle-ci. La peur n'est que le déclic qui nous fait prendre conscience que là, nous résistons au changement. Un changement nécessaire à notre évolution, à notre bien-être. Le corps est le premier à nous signaler que tout va mal et que nous n'entendons rien, que nous nous confortons dans des situations de vie absurdes. Il est le premier à manifester des symptômes qui nous font mal, migraines, maux de dos et de ventre, palpitations, tremblements, crises d'angoisse, spasmophilie, angines, colites et tout le panel qui nous emmène chez le médecin à n'en plus finir.

Lorsque nous quittons la situation qui génère tous ces maux, quelle délivrance ! Et aussi, quel espace soudain plus vaste devant soi, là où l'on ne voyait rien la veille !

La peur est une amie. Elle peut être protectrice afin de prendre soin de soi pour ne pas non plus s'engager dans des situations inextricables et dangereuses. Et elle nous montre aussi là où nous résistons au changement, là où nous hésitons à franchir le cap vers autre chose parce que nous sommes sans cesse en train d'évoluer, de grandir et de mûrir.

Alors bienvenue Madame la peur ! Faites comme chez  vous ! Je ne vous subis pas et vous ne dominez pas ma vie. Vous êtes juste de passage pour me signaler que là, j'ai à regarder certaines choses et à prendre des décisions pour mettre en place dans ma vie ce qui est essentiel.

Lorsque le choix est juste, mon corps me le signale par la détente et la tranquillité. Il me remercie de ne plus le mettre sous tension inutilement.

Patricia
Par Patricia - Publié dans : DEVELOPPEMENT PERSONNEL
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